Chigot à Conques : les vitraux des collatéraux de la nef

  • Nombre de baies : 12 baies.
  • Numérotation par Maurice Berry : 1 bis, 1, 2, 3, 4, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41.

Historique.

Au commencement, Maurice Berry prévoit « de mettre dans toutes les baies des losanges en verre antique avec filet d’encadrement» [260]. L’architecte choisit la pose de verres losangés antiques battus pour ne pas altérer la « couleur intérieure de l’édifice qui présente un dégradé dans la couleur de la pierre, allant du violet rouge des grès de soubassement au jaune claire des calcaires des parties supérieures ».

Nous rappelons que dans son courrier du 7 mars 1941, Maurice Berry informe Francis Chigot que le Comité consultatif d’Architecture est favorable à « l’exécution de verrières à dessins géométriques » et souhaite que Francis Chigot fournisse une série de maquettes pour approbation [261].

Le rapport du 29 janvier 1942 sur le projet de réfection des vitraux de Conques [262] rappelle successivement l’état des verrières en place, la situation des baies, et aborde les données à respecter quant à la conception des nouveaux vitraux, le programme envisagé et les études déjà réalisées. Les baies de la nef sont décorées de motifs géométriques « dont le rythme est accusé par trois croix à branches égales enchâssées dans des cercles » [263] ; il correspond à l’esprit du programme envisagé. L’esquisse est composée d’une trame de cercles concentriques [264]. La baie s’articule, comme le signale Maurice Berry, autour de trois médaillons crucifères, traités dans un camaïeu de gris brunâtre. La respiration de l’ensemble est assurée par les motifs qui composent le fond de chaque élément, cercle et écoinçon : l’angle droit, du carré ou du rectangle pour les fonds, et le motif stylisé et schématisé de la palme, se répétant dans quatre cercles sombres placés sur la ligne centrale verticale et six cercles gris latéraux.

Une baie d’échantillon est commandée au maître verrier. Placé dans la dernière travée de la nef, ce vitrail est loué par le Comité consultatif des Monuments historiques. « M. Collin et M. Verrier signalent qu’un vitrail a déjà été créé et mis en place, à titre d’essai. Ce vitrail est particulièrement réussi ; vu sur le fond du ciel, il modifie à peine la lumière solaire, ce qui est indispensable (…), et sur le fond d’un contrefort, il prend sa valeur de tapis coloré, d’un ton très doux, voisin des bistres et des gris » [265].

On apprend que la baie échantillon est déplacée dans le projet final de la dernière à la première travée de la nef, côté sud [266], ménageant quelques modifications. En outre, M. Collin, Inspecteur général, souhaite que chaque baie soit individualisée par un dessin qui lui soit propre. Un modèle identique serait « d’une monotonie désespérante » [267]

La soumission pour l’exécution des travaux concernant la « fourniture de vitraux pour la nef d’après échantillon accepté » est signée du 5 novembre 1943. Les travaux comprennent également la fourniture des vitraux pour les baies de la tribune.  L’ordre de service est daté du 4 février 1944 [268]. Cependant, le 6 avril 1944, peu après la réunion du Comité consultatif des Monuments historiques, Maurice Berry adresse à Francis Chigot quelques appréciations et corrections à effectuer sur ses nouveaux dessins [269].

Annexe 33 Parot (Pierre) Abbatiale de Conques, nef. Baies 1, 2, 3, 4, 35, 36, 37, 38. Maquettes (gouache sur calque). Archives privées, Atelier du Vitrail (Limoges).

Le maître verrier a proposé une série de vitreries pour les collatéraux de la nef. Les gouaches réalisées sur calque [270] sont ainsi commentées :

« Verrière n°1 – Un peu de rigidité dans la composition qui pourrait facilement être atténuée par un rappel de courbe entre les cercles et de part et d’autre du ruban central.

Verrières n°2 – Le dessin central des cercles manquent un peu de souplesse et rappelle un peu les boutons de capote d’artillerie avec les canons croisés (dixit M. Verrier). » [271]

Le plan original de Maurice Berry ne mentionnait pas les baies 1 bis et 39 [272]. L’architecte confirme à Francis Chigot qu’il peut dès lors passer à leur exécution [273]. Le 24 septembre 1944, les vitraux, expédiés en caisse par voie de chemin de fer, arrivent à Conques et sont réceptionnées par l’entrepreneur Paul Turland [274]. Le 20 novembre 1944, Francis Chigot confirme à Maurice Berry que cette campagne est terminée [275].

Ces vitraux ont été déposés en 1993. Ils font partis de l’ensemble conservé en caisse dans le local appartenant à la municipalité de Conques.

Description.

Composition.

La première maquette présentée au Comité consultatif des Monuments historiques représente une baie de la nef décorée de motifs géométriques « dont le rythme est accusé par trois croix à branches égales enchâssées dans des cercles » [276]. La composition s’organise de part et d’autre d’une trame de cercles concentriques [277]. Trois médaillons crucifères, traités dans un camaïeu de gris brunâtre, assurent la respiration du motif avec les motifs qui composent le fond de chaque élément, cercle et écoinçon. L’angle droit, du carré ou du rectangle, pour de larges plages, et, le motif stylisé et schématisé de la palme se répète dans quatre cercles sombres placés sur la ligne centrale verticale et six cercles gris latéraux. C’est la composition que l’on retrouve dans la seconde proposition faite pour les baies 37 et 2 [278].

Les maquettes soumises au Comité consultatif des Monuments historiques du 3 avril 1944 conservent ce leitmotiv de trois cercles. Seules les baies 1, 2, 3, 4, 35, 36, 37 et 38 sont représentées. On conserve une simple esquisse de la baie 1 bis, à l’encre de chine sur calque [279]. On peut mettre en avant que les baies sud et nord sont organisées et pensées en un jeu d’écho. Chaque baie répond à celle qui lui fait face dans le collatéral opposé. Plus qu’un véritable jeu visuel – les baies en regard ne peuvent se voir en même temps – il est probable que Francis Chigot ait cherché à associer individualisation de la baie avec économie de moyens.

Annexe 32 Parot (Pierre) Abbatiale de Conques, nef. Baie 1 bis. Esquisse (encre de chine sur calque). Archives privées, Atelier du Vitrail (Limoges).

Baie 1

La baie 1 se compose de trois cercles clairs, dans chacun desquels s’inscrit une croix de saint André. Le cercle est intégré à un motif carré dont les seuls angles sont visibles. Un motif de palmettes à cinq branches marque les quatre faces du carré. En fond, un jeu de mosaïque de verre rythme la baie. Le maître verrier a associé des rectangles de couleur brune et grise, et des taches pâles. L’ensemble est bordé par un filet gris clair qui disparaît par intermittence sous le motif de la palmette.

Baie 2

La baie 2 évoque davantage les compositions des armatures en vogue entre 1190 et 1225. Les trois cercles verticaux contiennent une croix aux teintes jaunes, flanquée de billettes ou de saillies en angle droit. Ces motifs sont associés à un jeu de cercles juxtaposés, tangents, doublés. Le cercle central passe au-dessus d’une bande composée de trois cercles. Le central contient le motif de palmette. Les latéraux se présentent comme des demi médaillons. Le fond est rythmé par ces associations de cercles mais présente un aspect monotone dû à l’emploi du motif rectangulaire de façon plus systématique dans la mosaïque. Le rythme est donc essentiellement obtenu par la ligne du plomb car le camaïeu est moins étoffé. Les pointes de couleur sont plus lapidaires. De plus, le jeu des clairs et des sombres est moins exploité.

Baie 3

La baie 3 met en valeur l’élancement vertical en liant les trois cercles centraux par une bande claire. Un double motif de palmettes s’inscrit dans les ronds centraux. Latéralement, des ronds crucifères sont juxtaposés sur des demi médaillons. La mosaïque du fond est dominée par des pièces courbes, qui accompagnent le jeu du cercle des motifs principaux.

Baie 4

La baie 4 reprend la composition de la baie 2 mais des teintes plus soutenues en affirment le relief. En outre la tangence des cercles se fait sur le médaillon principal et plus sur les cercles secondaires. Les bruns et les noirs contrastent fortement avec les jaunes pâles. Les motifs de la palme et de la gerbe de blé stylisée s’inscrivent dans un jeu de filets courbes très prégnants. Le fonds est composé de pièces rectangulaires et carrées. La bordure est large mais discrète car simplement individualisée du reste de la baie par un filet gris.

Baies 35, 26, 37, 38

Nous l’avons dit les baies en regard reprennent la composition de leur homologue. La baie 35 est ainsi composée comme la baie 4 : de petits médaillons principaux superposés à de grands médaillons secondaires. Les motifs sont cependant différents. Le maître verrier accentue la stylisation et une forme d’abstraction géométrique en éclot. La bordure est essentiellement marquée par une double bande de pointillés intermittente. La baie 36 privilégie des demi médaillons latéraux où le motif inscrit a une rigidité plus affirmée. La baie 37 conserve la composition et les éléments de la baie 2. Seul le motif de palmette central se détache sur un fond noir au lieu d’un gris. La baie 38 présente une plus grande densité du chemin de plomb que la baie 1 et un jeu plus affirmé des motifs ronds.

Style.

Deux photographies conservées dans les archives administratives de l’atelier Chigot, nous fournissent une marque de l’état final des vitreries de la nef. Cependant, il nous est impossible de fournir avec certitude un emplacement exact à ces deux témoins. Dans le premier exemple, la composition se rapproche des projets des baies 4 et 35 [280]. Le second exemple nous évoque plus les baies 3 et 36 [281]. Cependant le dessin a évolué et la documentation parcellaire nous rend la tâche délicate.

La rigueur de la composition frappe par le caractère strict que n’avaient pas les maquettes présentées devant le Comité consultatif des Monuments historiques du 3 avril 1944. Les maquettes réalisées à la gouache, par touches colorées, se démarquent pas leur souplesse et la vie qui s’en dégage. Au contraire, le vitrail final semble figé. Le montage en plomb estompe la moindre irrégularité et du dessin sourd indéniablement un minutieux tracé. Le graphisme nous paraît dès lors plus sec. En revanche, les vitraux ont manifestement conservé la densité du motif qui caractérisait les maquettes. Nous avons comptabilisé environ 180 pièces par panneaux, soit environ 360 pièces par mètre carré. Cela constitue évidemment un montage dense et riche.

Les vitreries se caractérisent par un développement accru de la symétrie, axiale et centrale. Très compartimentées, les baies sont structurées par le jeu des cercles et les espaces ménagés entre. Chaque forme principale est alors animée d’un jeu de mosaïque de verre – carrés, bandes rectangulaires – qui procède lui-même d’une stricte symétrie. Les grands axes symétriques se confondent avec les grandes lignes du vitrail – axe vertical médian, barlotières, et leurs intersections – renforçant de fait la rigueur et le géométrisme. Les motifs compartimentant et inclus favorisent cette impression. Cercle, croix grecque, gerbe de blé stylisée, palme stylisée ; autant de formes au travers desquelles peuvent être exploitées les propriétés de la symétrie et de ses rappels.

Notons que pour assouplir le motif, le maître verrier a réalisé un intéressant travail de grisaille. Chaque pièce a été peinte  avec un lavis d’intensité moyenne. Ce dernier a été blaireauté du centre vers l’extérieur. Les pigments ainsi chargés sur les bords des pièces, ouvrent le centre de la pièce à la lumière. Il est même vraisemblable que cela ait été fait du côté extérieur, avec un lavis très léger [282]. Le léger vignettage des pièces et cet éclat lumineux au centre sont tout à fait révélateurs de cette technique. Les pièces du vitrail en paraissent liées en un ensemble homogène au travers duquel la lumière vibre d’un même esprit, sans trou lumineux, sans tache sombre.

La couleur exacte des vitraux ne nous est pas connue. Les photographies en noir et blanc ne rendent que l’intensité des couleurs, les contrastes. Le jeu des rubans clairs et des fonds plus soutenus en camaïeu, associé à la composition en compartiments imbriqués, nous évoque les grandes baies gothiques de la période 1185-1225. Les grandes verrières structurées par des armatures forgées aux formes élaborées des panneaux, ainsi que le jeu des mosaïques qui affirment une sorte de frontalité colorée, dégagent une même impression de rigueur, de densité et de vibration.

La couleur peut néanmoins être figurée grâce au témoignage de MM. Collin et Verrier : « sur le fond d’un contrefort, il prend sa valeur de tapis coloré, d’un ton très doux, voisin des bistres et des gris » [283]. D’un point de vue général, l’évolution de la couleur du narthex à la nef ne nous est pas non plus connue. Rappelons simplement que Maurice Berry tient à « tenir toutes les verrières de la face nord un ton plus clair que celles correspondantes de la face sud » [284].

Le style de ses vitreries n’est pas sans antécédents ni sans suite dans l’œuvre de Francis Chigot. On trouve de nombreux projets proposés par son atelier qui exploite ces mêmes notions de symétrie et de rigueur. On remarque même la pérennité de certains motifs comme les gerbes de blés stylisées. Nous n’évoquerons que quelques exemples dont il nous a été permis d’avoir accès : le prieuré de Merlande (Périgord) et l’Eglise de Faverney (Haute-Saône). Les deux projets ont été conçus pour des vitraux destinés aux baies de la nef.

Annexe 86 Chigot (Francis) Prieuré de Merlande. Maquette (gouache et encre de chine sur papier). Archives privées, Atelier du Vitrail (Limoges).

Dans le projet de Merlande [285], les vitreries selon les baies sont constituées de cercles encadrés ou  non d’une bordure richement décorée de motif floraux stylisés à l’abstraction. Elles présentent une distribution semblable des cercles de différentes tailles, parfois sécants ou tangents. On note également une utilisation identique de la croix basilicale enchâssée dans un ruban de verres bruns et jaune.

Annexe 106 Chigot (Francis) Eglise de Faverney. Maquette (gouache et encre de chine sur calque). Archives privées, Atelier du Vitrail (Limoges).

Dans le projet de Faverney [286], en dépit d’une élaboration moindre, des récurrences sont à signaler. La baie de gauche présente une structure en dix panneaux. Au centre, un ruban d’onze cercles tangents, rythme la dense mosaïque colorée. Une large bordure est animée, d’un côté d’un ruban central en forme de vague et de l’autre de vagues croisées. On relève l’utilisation identique des verres de coloration brune, jaune pâle, et gris. On note également le souci de la construction symétrique dans le détail des médaillons. Enfin, les motifs de la gerbe et de la palme sont largement employés, au centre de médaillons ou pour animer l’intrados de la bordure.

On constate que les vitreries réalisées par d’autres maîtres verriers contemporains de Francis Chigot sont bien souvent plus libres dans leur graphisme et dans leur couleur. Les verrières décoratives de l’église du Sacré-Cœur de Gentilly (Val-de-Marne), réalisées par Jacques Gruber en 1935, présentent un motif très souple, floral mais aux limites de l’abstraction. Ses teintes bleues sont renforcées par le rouge, l’orange et le vert tendre du ruban central.

Annexe 90 Barillet (Louis) Eglise paroissiale de Nanterre. Vitrerie, 1930. Archieri (Jean-François), Nebout (Cécile), Atelier Louis Barillet : Maître Verrier, p. 90.

En revanche, une vitrerie symbolique réalisée pour l’église paroissiale de Nanterre [287] dans les années 1930 par l’atelier Louis Barillet présente des caractéristiques communes avec les vitreries de Francis Chigot. Trois médaillons alternent avec des motifs géométriques le long du ruban central. La bordure est animée par la succession de pièces allongées et de demi médaillons colorés. Si la coloration est plus soutenue, la géométrisation extrême et l’économie de moyens procède d’un esprit commun. La symétrie est affirmée, la réminiscence des anciennes compositions gothiques également. Cependant, il semblerait que les productions de Louis Barillet et Jacques Le Chevalier aient favorisé les graphismes angulaires au motif circulaire [288].

Notes

  • [260] Berry (Maurice), Rapport du 28 novembre 1940. Médiathèque du Patrimoine, 0081/012/0005.
  • [261] Minute de lettre du 20 février 1941. Médiathèque du Patrimoine, 0081/012/0005.
  • [262] Berry (Maurice), Rapport du 29 janvier 1942, Médiathèque du Patrimoine, 0081/012/0005.
  • [263] Idem.
  • [264] Cf. Annexe 64.
  • [265] Comité consultatif des monuments historiques, séance du 3 avril 1944, procès-verbal. Médiathèque du Patrimoine, 80/22/4.
  • [266] Chigot (Francis), Courrier du 9 juin 1943 à Paul Turlan. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [267] Chigot (Francis), Courrier du 28 octobre 1943 à Maurice Berry. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [268] Berry (Maurice), Ordre de service du 4 février 1944. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [269] Chigot (Francis), Courrier du 18 mars 1944 à Maurice Berry. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [270] Cf. Annexe 33.
  • [271] Berry (Maurice), Courrier du 6 avril 1944 à Francis Chigot. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [272] Chigot (Francis), Courrier du 21 juin 1943 à Maurice Berry. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [273] Le montant du marché est alors défini à 189 953, 63 F. Soumission pour l’exécution des travaux du 5 novembre 1943. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [274] Turland (Paul), Courrier du 24 septembre 1944 à Francis Chigot. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [275] Chigot (Francis), Courrier du 20 novembre 1944 à Maurice Berry. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [276] Idem.
  • [277] Cf. Annexe 64.
  • [278] Cf. Annexe 33.
  • [279] Cf. Annexe 32.
  • [280] Cf. Annexe 34.
  • [281] Cf. Annexe 34.
  • [282] Nous ne pouvons le certifier sans l’accès direct aux vitraux. Cependant, cette technique est somme toute courante dans les atelier de vitrail ayant œuvrer dans les chantiers de restauration.
  • [283] Comité consultatif des monuments historiques, séance du 3 avril 1944, procès-verbal, Médiathèque du Patrimoine, 80/0022/004.
  • [284] Berry (Maurice), Courrier du 6 avril 1944 à Francis Chigot. Archives privées, Atelier du Vitrail.
  • [285] Cf. Annexe 86.
  • [286] Cf. Annexe 106.
  • [287] Cf. Annexe 90.
  • [288] Nous renvoyons notre lecteur à l’ouvrage suivant : Archieri (Jean-François), Nebout (Cécile), Atelier Louis Barillet : Maître Verrier.

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