Focus sur Francis Chigot, maître-verrier (1879-1960)

Francis Chigot naît le 13 octobre 1879, à Limoges. Son père, Léonard Chigot, descend d’une famille de tailleurs de pierres de Saint-Léonard de Noblat. Il est alors propriétaire d’une entreprise de peinture domiciliée au 3, rue de la Courtine à Limoges. Sa mère est fille d’un maître appareilleur, auteur de restaurations sur le portail Saint-Jean de la cathédrale de Limoges.

Il suit ses études secondaires au lycée Gay-Lussac à Limoges. Dès 1894, avant même le baccalauréat, il étudie à l’Ecole nationale d’Art décoratif. Il en suivra les enseignements à plein temps de 1896 à 1899. Son professeur, Charles Bichet, exercera sur lui une influence artistique profonde.

Grand Prix d’Honneur en 1899, il quitte l’Ecole nationale d’Art décoratif. Bénéficiant d’une bourse, il s’installe à Paris pour parfaire son éducation artistique. Françoise Perrot suggère que c’est à cette même période que Francis Chigot, visitant l’Exposition Universelle de 1900, est marqué par le travail du maître verrier polonais Méhoffer, qui présentait le vitrail des Martyrs destiné à la cathédrale Saint Nicolas de Fribourg [94].

A l’issue de son service militaire – de novembre 1900 à octobre 1901 –, il intègre comme élève, à la fois l’Ecole nationale d’Art décoratif de Paris et l’Académie Julian, où il se lie d’amitié avec le maître verrier Laumonerie [95].

Son père décède en 1903, le forçant à regagner Limoges où il prend la direction de l’entreprise paternelle.

En 1907, il fonde son atelier de vitrail, rue Montmailler à Limoges. Peu après il épouse Elise Coursaget (1882-1979). Son fils, Pierre (1910-1977), deviendra son associé en 1947 après des études à l’Ecole du Louvre. L’entreprise prendra alors le nom collectif de Francis et Pierre Chigot [96]. Ces quatre filles, Delphine (1914), Geneviève (1917-1984), Marie-Thérèse (1918) et Suzanne (1923), n’embrasseront pas la carrière de verrier. Toutefois Delphine Bureau-Chigot et Suzanne Védrine pratiqueront la peinture [97].

Renouveau du vitrail limousin 1907 – 1919 :

Ce n’est qu’en 1907 qu’il fonde son atelier, rue Montmailler.  Participant d’un mouvement de rénovation des arts décoratifs,  la fondation de l’atelier de Francis Chigot réinsère en Limousin un art disparu depuis le 17ème siècle, avec Sylvestre Pontut et Lessier Poillevet [98].

De façon concomitante à l’Ecole de Nancy, Limoges accueille un nouveau foyer de création autour de la triade émail/porcelaine/vitrail [99]. Ce centre artistique se distingue de l’Ecole de Nancy par son rôle dans « la diffusion (et) l’acclimatation du goût nouveau et des formes nouvelles plus qu’à leur invention » [100]. La création de l’atelier est encouragée par Louvrier de Lajolais, directeur des Ecoles nationales des Arts décoratifs de Paris, Limoges et Aubusson [101].

Le premier atelier de Francis Chigot se compose d’Eugène Larié, peintre sur verre, de Marcellin Serre, coupeur et monteur, et d’Hippolyte Majorel, poseur [102]. Au cours des douze premières années l’équipe sera rejointe par Pierre Parot en 1912 – dessinateur –, Jean et Germain Serre (1919), pour le calibrage, la coupe de verre et le montage, et Deconchat et Bussière, monteurs poseurs [103].

Annexe 10 Photographie du vitrail « L’émaillerie limousine » et de la première équipe des ateliers Chigot. Francis Chigot se tient à la gauche de l’image. Cat. Expo. Francis Chigot maître verrier, exposition, 10 juin – 4 octobre 1980, Limoges, pl. J.

Les premiers travaux  sont essentiellement exécutés pour la sphère privée. Souvent reflets du goût des commanditaires, ces nombreuses œuvres [104] ornant cages d’escalier, salles de bain, impostes de portes et jardins d’hiver, nous familiarisent avec trois styles précoces.

Des vitraux inspirés du japonisme sont réalisés jusqu’en 1910, probablement sous l’influence de Charles Champigneulle [105] et Imberton, qui introduiront respectivement ce courant dans le vitrail en Lorraine [106] et en Angleterre [107]. Les œuvres de Francis Chigot représentent une flore japonaise : iris, bambous, nénuphars…

Francis Chigot puise dans le répertoire décoratif du XVIIIe siècle : arabesques, feuilles d’acanthe, entrelacs, couronnes et guirlandes de fleurs… Il produit surtout de nombreux paysages, calmes étendues, troncs longilignes, la Vienne comme motif récurrent. D’un style plus personnel, ces vitraux expriment son attachement à des paysages familiers. Le traitement en larges aplats de couleurs pures, la simplification expressive, la quiétude de leur représentation, comme l’expression d’une foi simple et douce, rattachent ces œuvres personnelles à  l’esthétique Nabis [108].

Jusqu’à la première Guerre, Francis Chigot participe à plusieurs salons et expositions et développe peu à peu ses contacts dans le domaine public.

De 1908, il présente l’Emaillerie Limousine [109] au Salon des Artistes Français, salon qu’il fréquentera pour la dernière fois en 1910, le jugeant trop conservateur.

Il exposera deux paysages au Salon d’Automne, respectivement en 1910 et 1913 [110], avant de se tourner vers le Salon des Artistes Décorateurs qu’il honorera de 1910 à 1928. Deux vitraux d’avant-guerre subsistent, Les Flamands et le Pommier [111], qui montrent le jeu des verres américains, des verres gravés, du jaune d’argent et des verres imprimés.

En 1911, Francis Chigot, futur membre de la Société de Saint Jean, participe à l’Exposition internationale d’Art chrétien, qui se tient au Pavillon Marsan à Paris.

Ses premières grandes commandes publiques sont réalisées à Vichy. La Compagnie Fermière lui demande de décorer les plafonds vitrés du Casino [112].

En 1916, c’est le premier contact avec le service des Monuments historiques pour des travaux de restauration [113], puis en 1918 pour la Reconstruction.

Les années de prospérité 1919 – 1939 :

La reconstruction.

Francis Chigot et son atelier participe activement à la Reconstruction des régions dévastées par la Première Guerre Mondiale. Entre 1927 et 1936, il réalise les vitraux des églises de Sapignies, Boiry-Sainte-Rictrude, Graincourt-les-Havrincourt, Neuville-Saint-Vast, Souchez, Carency, Dourges et Morval, dans le Pas-de-Calais. Entre 1926 et 1932, il clôt en Picardie les églises d’Aubvillers, Guillancourt, Rouy–le-Petit (Somme) et Montceau-les-Leups (Aisne). Enfin dans le Nord, entre 1926 et 1933, il vitre la Chapelle d’Armentières, Erquinghem-sur-Lys, Wez-Macquart, Saint-Joseph-du-Bizet et Saint-Roch à Armentières, La Basée et Bauvin [114]. Suite au constat d’une malfaçon à Morval, Francis Chigot arrête de participer à la reconstruction.

Les Expositions Internationales.

L’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes.

L’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes est organisée conjointement par le ministère du Commerce et du Travail et celui des Beaux-Arts. Fort de ce mouvement de reconnaissance des arts décoratifs et des arts appliqués, Francis Chigot expose en quatre endroits différents de l’exposition, en s’associant à quatre groupements.

Sur le quai d’Orsay, avec la chambre syndicale des maîtres verriers, il propose huit vitraux, dont « l’Evangile » [115] et un paysage [116] pour le pavillon des vitraux.

Annexe 11 « Scènes de la vie de Jésus-Christ », 1925 Vitrail présenté à l’Exposition internationale des arts décoratifs de Paris, 1925. Cat. Expo. Francis Chigot maître verrier, exposition, 10 juin – 4 octobre 1980, Limoges, pl. E.

L’entrée du pavillon de la VIIe Région Economique, par les architectes Pierre Chabrol et Lucien Breuilh, accueille deux vitraux représentant la porcelaine et les papiers [117]. La salle des tapisseries d’Aubusson accueille un vitrail très expressif, tendant vers une abstraction des lignes de force d’un métier à tisser, la « Tapisserie ».

Conjointement à Jacques Gruber, Francis Chigot réalise pour la Chapelle du Village Français, exécutée par les Catholiques des Beaux-Arts, quatre vitraux [118] parmi les sept qui composent l’ensemble.

Enfin, il participe à la construction de l’Ambassade Française par la Société des Artistes Décorateurs. Décorée de l’ensemble des branches artistiques, l’Ambassade héberge un vitrail et « des appareils lumineux » [119] pour la salle de bain d’Eric Bayge et de René Prou.

Pour son vitrail « la Tapisserie » exposé au Pavillon de la VIIe Région Economique et pour son « Paysage Limousin » exposé au Pavillon du Vitrail, Francis Chigot obtient un Grand Prix.  De plus, selon Desdevises du Dézert, Jacques Gruber, président du jury de la classe du vitrail, et la Société des Artistes Décorateurs, sollicitent pour lui la légion d’honneur. Il n’obtiendra cependant cette distinction qu’en 1955 [120].

L’Exposition Internationale de Barcelone.

Nommé vice-président de l’Exposition de 1929, Francis Chigot expose un « Sacré-Cœur » et « l’Arbre en Fleurs » [121]. Cette manifestation est aussi l’occasion pour lui de tenter une ouverture vers les marchés espagnol et sud-américain. Desdevises du Dézert l’introduit auprès de l’architecte Puig y Cadalfach. Aucune commande ne suivra cette rencontre.

Annexe 12 « Arbre en fleurs » (s.d.) Vitrail présenté à l’Exposition de Barcelone en 1929. Cat. Expo. Francis Chigot maître verrier, exposition, 10 juin – 4 octobre 1980, Limoges, pl. L.

L’Exposition Coloniale Internationale.

En 1932, à Vincennes, la France invite ses colonies à louer leur magnificence ainsi que celle de la métropole. Sont réunis les colonies du protectorat français, et divers pays étrangers. Francis Chigot expose en trois lieux, à moindre échelle qu’en 1925. Au Pavillon des Missions Catholiques, il réalise une Vierge noire dans la section de l’Afrique Occidentale ; au Pavillon du groupement des fabricants de porcelaine de Limoges, ils conçoivent avec Pierre Parot un ensemble représentant les étapes de la fabrication de la porcelaine, dont la forme s’adapte à celle, circulaire, du hall conçu par Pierre Chabrol. Au centre de chaque vitrail figurent un caducée et la roue ailée de la Fortune, rappel de la prospérité qu’apporte l’industrie porcelainière à Limoges [122]. Autour de ce leitmotiv visuel central, une étape de la fabrication est dépeinte. Enfin, au Pavillon annexe de la Métropolitaine [123], Francis Chigot réalise « Jazz ». Un saxophoniste y est accompagné d’un percussionniste et d’un bandonéon [124].

L’exposition Internationale des Arts et Techniques,  1937.

Francis Chigot présente de nombreuses œuvres dans quatre pavillons [125]. Pour le Pavillon du Vitrail, il exécute avec Pierre Parot un « Christ des Missions », dont la composition s’articule autour de l’axe vertical du Christ, entouré des différents peuples éduqués par les missionnaires. Dans la salle de l’Assistance de la Vieillesse, au Pavillon Pontifical, il réalise deux vitraux, le « Bon Samaritain » et la « Guérison du Paralytique », tout deux en camaïeu de vert. Dans la galerie de l’Administration des Monuments historiques du Palais du Trocadéro, il présente une « Annonciation », thème imposé par l’administration à dix maîtres verriers. Enfin, il réalise une série sur les loisirs à la mer – la pêche à la ligne, le canoë-kayak, la voile et la natation – pour le pavillon de la Coopérative.

Les Autres manifestations.

Le Salon des Artistes Décorateurs est l’occasion pour Francis Chigot de présenter une production plus personnelle. Le Jardin sous la pluie, de 1928, fait dire à Yvanhoé Rambosson, critique d’art, avec une pointe de condescendance : « M. Chigot, artisan limousin réputé dont on aimerait rencontrer plus souvent les œuvres dans nos expositions parisiennes, est de ceux qui dans le calme de la province ont étudié à loisir les vieux vitraux de nos cathédrales. Il y a puisé des leçons dont il a su profiter pour mettre en œuvre des vitraux d’une inspiration toute moderne, comme ce Jardin sous la pluie, qui est à la fois une symphonie et un poème. » [126]

En 1920, Chigot expose une rosace à cinq lobes, dont le panneau central figure une Vierge, à l’Exposition d’Art Chrétien Moderne.

En 1926, pour les Journées d’Art Religieux organisées par les Cahiers Catholiques, il présente une maquette de Léon Jouhaud représentant sainte Cécile pour l’église Saint-Jacques de Châtellerault [127].

Francis Chigot participe à l’exposition l’Art et le Mobilier Religieux Moderne, en 1929,  au Musée Galliéra de Paris. Il montre le Sacré-Cœur de l’Exposition de Barcelone et la Tapisserie de l’Exposition des Arts Décoratifs de 1925 [128].

Enfin il collabore à l’Exposition Internationale d’Art Chrétien de Rouen [129] en 1932, où il expose deux médaillons réalisés pour la chapelle de l’Institution Saint-Aspais de Fontainebleau, et à l’Exposition Internationale d’Art Sacré à Rome, en 1934, avec quatre panneaux dont une Nativité et une Crucifixion [130].

Les Commandes publiques.

Entre 1926 et 1929, Francis Chigot reçoit plusieurs commandes civiles de premier ordre. Il participe, en 1928, à la décoration du Petit-Casino, réalisant un triptyque – la Comédie, la Musique et la Tragédie – pour l’escalier du théâtre [131].

La même année, il réalise pour l’Hôtel de Ville de Vichy un ensemble pour la façade et l’escalier d’honneur [132]. Une source jaillissante, dont les gerbes en volutes retombent sur les armes de la ville, joue du motif privilégié des artistes de l’Art Déco, les rayons irradiants et les motifs floraux.

En 1926, Francis Chigot prend contact avec la Compagnie du réseau de chemin de fer Paris-Orléans-Midi, commanditaire de la nouvelle gare de Limoges. Il réalise des verrières pour les murs sud et nord, et des plafonds en verres texturés – blanc, transparent, opaque, chenillé – et en verres colorés – jaune, violet tirant sur le caput mortis. Les verrières mettent en exergue la végétation limousine – feuillage de chênes et de châtaigniers – dans des compositions encadrant de larges plages de verre clair, donnant une grande luminosité au hall d’accueil.

Ces grandes commandes civiles sont quasiment les dernières que l’atelier réalisera. Le vitrail civil perd de son attrait pour les hôtels, les casinos, les hôtels de ville… L’atelier n’enregistre plus que des commandes émanant de particuliers. C’est à cette même époque que Francis Chigot renforcera sa présence sur le marché des Monuments historiques.

En 1932, il obtient, sur recommandation du cardinal Verdier, le chantier de création des verrières de Notre-Dame de Montréal, où il est chargé de représenter les différents événements historiques de la fondation du Canada français, son évangélisation puis l’arrivée des Sulpiciens [133]. Le cardinal Verdier fut présenté à Francis Chigot quinze jours avant sa nomination à l’archevêché de Paris [134]. Le 4 avril 1932, le cardinal Verdier laissa ces mots sur le livre d’or de la maison Chigot : « Je suis particulièrement heureux d’offrir à M. Francis Chigot à l’occasion des noces d’argent de sa belle œuvre mes félicitations chaleureuses pour le passé et mes vœux les plus ardents pour l’avenir. Une telle œuvre est une telle gloire pour la cité limousine ! » [135]. Francis Chigot sera sollicité pour créer les vitraux d’un chantier du cardinal, l’église Saint-Urbain à la Garenne-Colombes [136].

Les vitraux de Notre-Dame de Montréal occasionneront de nouvelles commandes. Le curé d’Oka, Canada, lui commande une Visitation pour le chœur de l’église. Pour la chapelle de leur noviciat en construction à Sainte-Geneviève de Pierrefonds, les pères de Sainte-Croix, Québec, lui commandent huit baies symboliques, dont les motifs sont puisés dans les Litanies de la Vierge. Albert Cousinet, souhaite voir réaliser une grande baie pour la chapelle du collège Saint-Laurent [137]. Ce sera l’occasion pour Francis Chigot de découvrir le Canada et d’y partager sa conception du vitrail [138]. Ce fut le premier de nombreux voyages en Amérique du Nord [139].

Les années 1939 – 1960.

Ces années sont caractérisées par un renforcement des chantiers de restauration. Ainsi, la réalisation des verrières du XIIIe siècle de la cathédrale de Poitiers échoit à Francis Chigot. Il exécute des compléments pour les verrières représentant l’histoire d’Isaac, l’exode de Moïse, de Balaam et des batailles de Josué dont les panneaux avaient été supprimés au XVIIIe siècle [140]. Tenu de respecter les coloris et échelles environnantes, le maître verrier peut néanmoins compléter les verrières en son style propre. Dans le volume du Congrès archéologique de 1951, Louis Grodecki loue la réalisation en ces termes : « l’effet général de la restauration faite par le peintre-verrier Chigot est des plus réussi, l’harmonie colorée de chaque fenêtre étant rigoureusement respectée, de même que son ornementation et l’échelle des scènes » [141].

Les verrières de nombre d’édifices de premier plan passeront ainsi par l’atelier Chigot : les vitraux Renaissance de la cathédrale de Moulins en 1946 [142], les cathédrales de Bourges, d’Eymoutiers, de Clermont-Ferrand, Saint-Pierre d’Angoulème, Saint-Front de Périgueux [143]…

Si la restauration occupe dans ces dernières années jusqu’à 90% de la production [144], Francis Chigot travaille à renouveler le genre du vitrail, dans une volonté semblable à celle des Cahiers d’Art Sacré malgré des divergences d’appréciation avec le père Couturier [145]. Ainsi, la nouvelle église du Sacré-Cœur de Dijon fait l’objet d’une collaboration entre Francis Chigot, Gaudin, Barillet et Herbert-Stevens [146].

Le 20 avril 1942, le Comité consultatif d’Architecture des Monuments historiques lui commande une baie d’essai pour juger au sein de l’abbatiale de Conques de l’effet produit par ses propositions [147]. Et le 3 avril 1944, le Comité consultatif des Monuments historiques approuve les conclusions de son rapporteur et « donne un avis favorable à l’exécution du projet présenté par M. Chigot. » [148].  Les vitraux dessinés par Pierre Parot et réalisés par Francis Chigot occuperont l’atelier jusqu’à l’année 1952 [149].

Entre 1947 et 1950, Francis Chigot exécute les huit baies du chœur et la rosace de la façade de l’église Saint-Laurent d’Aïn Temouchent (province d’Oran). Les maquettes des scènes du martyre de Saint Laurent sont réalisées par Théodore Hanssen [150].

Les dernières années, Francis Chigot multiplie les déplacements en Amérique du Nord et réalise des verrières pour la cathédrale de Richmond, l’église de Suffolk en Virginie, et pour l’église de Nooristown en Pennsylvanie [151].

Notes

[94] Perrot (Françoise), « Francis Chigot maître-verrier à Limoges » dans Monuments Historiques, n°152, juillet-août 1987, pp. 70-76.

[95] Desdevises du Dézert (Georges), Manuscrit. Bibliothèque municipale de Clermont-Ferrand, Ms 1652, dans Feuerstein (Véronique), Le maître verrier Francis Chigot (1879-1960) et l’église de la reconstruction de la Chapelle d’Armentières, p. 14.

[96] Chigot (Francis), Fiche de renseignement. Archives départementales de la Haute-Vienne (ADHV), 29 F 1.

[97] Védrine (Suzanne), Communication écrite du 25 novembre 1995, dans Feuerstein (Véronique), op. cit. p. 27.

[98] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 15.

[99] Les céramistes Pierre-Adrien Dalpeyrat (1844-1910), Albert-Louis Dammousse (1848-1926) et Camille Tharaud (1874-1956) ; les émailleurs Camille Fauré (1872-1956) et Léon Jouhaud (1874-1950), dans Francis Chigot maître verrier, exposition, 10 juin – 4 octobre 1980, Limoges, (n.p.).

[100] Foucard (Bruno), « Francis Chigot, un épisode limousin de la renaissance du vitrail au XXe siècle » dans Cat. Expo., Francis Chigot, Limoges, 1980, (n.p.).

[101] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 15.

[102] Cf. Annexe 10. De cette époque, on conserve un cliché en noir et blanc du vitrail « L’émaillerie », incarnée sous les traits d’une jeune femme. Le vitrail est entouré de Francis Chigot, Serre et Larié.

[103] ADHV, 29 F 16 dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 15.

[104] ADHV, 29 F 74 dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 15.

[105] Nous savons que Francis Chigot entretient une correspondance avec Charles Champigneule. ADHV, 29 F 35.

[106] Cat. Expo., Le vitrail en Lorraine du XIIe au XXe siècle, Nancy, 1983, p. 98, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 16.

[107] Gruber (Alain), L’Art décoratif en Europe, du néo-classicisme à l’Art Déco, Paris, Citadelles et Mazenod, 1994, p. 237.

[108] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 17.

[109] Cf. Annexe 10.

[110] « Paysage Limousin », ADHV, 29 F 74.

[111] Tout deux conservés au Pavillon du Verdurier, Limoges.

[112] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 19.

[113] Cat. Expo. Francis Chigot, Limoges, 1980, (n.p.).

[114] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 20.

[115] Cf. Annexe 11.

[116] Reproduit dans Jacques Gruber, 1925, Pl. 7, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p.  21.

[117] Barillet (Louis), Le Vitrail, Paris, Charles Moreau, (s.d.), pl. 37.

[118] Prospectus publicitaire invitant à venir voir ses œuvres (collection particulière) dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 21.

[119] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 21

[120] Desdevises du Dézert (Georges), Manuscrit Ms 1652, p. 2 dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 22.

[121] Cf. Annexe 12.

[122] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 22.

[123] ADHV, 29 F 34, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p.  22.

[124] « Le Jazz », ainsi que les vitraux du pavillon du groupement des fabricants de porcelaine de Limoges, sont reproduits dans le manuscrit de Desdevises du Dézert (Georges), Manuscrit Ms 1652, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 23.

[125] Le « Christ des Missions » est reproduit dans Mallet-Stevens, 1937, Pl. 20, il est conservé au Séminaire de Limoges. Le « Bon Samaritain », « l’Annonciation », « Les Loisirs » sont photographiés dans le manuscrit de Desdevises du Dézert, Manuscrit Ms 1652, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 23.

[126] Rambosson (Yvanhoé), juin 1928. Vitrail en photographie dans l’article de Françoise Perrot, 1987, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 24.

[127] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 24.

[128] ADHV, 29 F 43, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 25.

[129] Organisée par la Société de Saint-Jean.

[130] ADHV, 29 F 48, 29 F 75, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 25.

[131] Architectes : Chanet et Liogier. ADHV, 29 F 75, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 25.

[132] Idem.

[133] Ibid., p. 26.

[134] D. (Ch.), « Nos verriers (Francis Chigot) » dans La vie limousine, avril-mai 1932-1932, pp. 1946-1947.

[135] Idem.

[136] Chigot (Francis), Discours prononcé lors de la visite du cardinal Verdier, ADHV, 29 F 24.

[137] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 26.

[138] Un témoignage est à lire dans : Cat. Expo., « Technique du Vitrail » dans Les Passeurs de Lumière, Hommage à Francis Chigot, 1998, (n.p.).

[139] Tandeau-de-Marsac (Martine), Védrine (Hubert), « Francis Chigot 1879-1960 » dans Cat. Expo, Francis Chigot, Limoges, 1980, (n.p.).

[140] Grodecki (Louis), 1951, pp. 138-163, dans Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 28.

[141] Idem.

[142] Chigot (Francis), Fiche de renseignement. ADHV, 29 F 1.

[143] Liste des édifices religieux, classés Monuments historiques dont les vitraux ont été exécutés ou restaurés par les oins des établissement F. & P. Chigot, Archives privées, Atelier du Vitrail.

[144] Tandeau-de-Marsac (Martine), Védrine (Hubert), op. cit. (n.p.).

[145] Cf. Supra : « Les a priori du père Couturier », 3.1.4.

[146] Chigot (Francis), Courrier du 14 juillet 1938 à J. Pichard. ADHV, 29 F 68.

[147] Comité consultatif d’architecture, séance du 20 avril 1942, procès-verbal. Médiathèque du Patrimoine, 80/22/4.

[148] Comité consultatif d’architecture, séance du 3 avril 1944, procès-verbal. Médiathèque du Patrimoine, 80/22/4.

[149] Feuerstein (Véronique), op. cit., p. 29.

[150] Chigot (Francis), Fiche de renseignement. ADHV, 29 F 1.

[151] Maquettes présentes dans le fonds privé de l’Atelier du Vitrail, Limoges.

2 réponses sur “Focus sur Francis Chigot, maître-verrier (1879-1960)”

  1. Des cinq enfants de Francis et Elina Chigot, seuls les deux
    aînés Pierre et Delphine ont fait des études artistiques.
    Pierre, notamment à l’Ecole du Louvre et Delphine à l’Ecole des Arts Décoratifs de la rue Beethoven à Paris durant trois ans suivi de deux ans d’atelier chez Maître Wiélorvsky. Elle exercera le métier d’artiste-peintre en signant Delphine Chigot puis Delphine Bureau-Chigot jusqu’à son décès en 2001.

  2. Son père, Léonard Chigot, descend d’une famille de tailleurs d’habits et non de pierres de Saint-Léonard !!!

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